Figures de l'ombre

15.10.19
UNIVERSITE DE GENEVE
SALLE D’EXPOSITION DE L’UNIGE

Au XIXe siècle, les autorités de Genève s’engagent dans la spécialisation de la prise en charge d’individus dont les comportements défient les normes en vigueur. Placés jusque-là sous la responsabilité de l’Hôpital général, ils seront désormais du ressort d’institutions distinctes, telles que la Prison pénitentiaire, l’Asile d’aliénés ou encore l’Hospice général.

Les discours et les pratiques qui accompagnent ce changement rendent compte des limites de la tolérance face à la différence à cette époque. Hier comme aujourd’hui, c’est toute l’organisation sociale qui se révèle dans ses marges et dans sa maîtrise de l'altérité, par une délimitation qui est en constant déplacement.

Dans ces lieux de l’ombre, des existences qui auraient pu être destinées à l’oubli prennent vie dans les traces contenues dans des dossiers que directeurs d’établissements et autorités ont laissés derrière eux. Au cœur de ces documents, deux récits se côtoient, se mélangent, se superposent: l’un qui se veut objectif, celui des expertises et des procédures; et l’autre plus subjectif, qui émane des personnes concernées. Les lettres et les petits billets qui ont été conservés témoignent des conditions de vie, des relations sociales, des difficultés du quotidien, mais aussi des marges de manœuvre de ces hommes et femmes dans leur existence.

Détenu-e-s, indigent-e-s, aliéné-e-s, qui sont ces figures de l’ombre?

Découvrir jusqu’au 29.11.19

RIVIÈRES VOLANTES

12.10.19
AQUATIS
LAUSANNE

Découvrir les Rivières Volantes, comprendre leur fonctionnement et leur importance primordiale, c’est ce que propose la Fondation Aquatis dans un parcours de visite à la fois immersif et didactique qui s’adresse à tout un chacun, des plus petits curieux aux plus grands.

Une occasion inédite en Suisse et en Europe de mesurer l’importance des forêts naturelles comme l’Amazonie, leur rôle essentiel et complexe dans la stabilité du système géoclimatique. Différents niveaux de lecture sont proposés au travers d’expériences tactiles, d’animations ludiques, d’un espace d’expression et d’un film 3D.

A découvrir jusqu’au 28.06.20

Libellules - #1 Biodiversité Fribourg

12.10.19
MUSEE D’HISTOIRE NATURELLE
FRIBOURG

Pour 2019, le Musée s’est fixé pour objectif de documenter la diversité des libellules du canton de Fribourg. Pendant deux mois, les élèves de 30 classes du canton sont partis à la recherche d’exuvies – les peaux rejetées par les libellules lors de leur dernière mue – sous la conduite des médiatrices du Musée. Les membres de la Société Fribourgeoise d’Entomologie et des particuliers ont aussi apporté leur concours à ce travail de collecte.

Durant l’été, un laboratoire éphémère a été installé dans le Musée. Avec l’aide de spécialistes, les visiteurs ont déterminé les exuvies soit en étudiant celles qu’ils ont trouvées eux-mêmes dans la nature, soit en examinant les spécimens déjà récoltés. Parmi les 732 exuvies collectées, 321 ont rejoint la nouvelle collection scientifique d'exuvies du Musée.

L’exposition présente les résultats de l’inventaire, la nouvelle collection d’exuvies mais aussi la biologie de la libellule : son cycle de vie, son existence aquatique puis aérienne, ses performances de vol...

Saviez-vous par exemple que la libellule compte parmi les plus gros insectes du monde ? Que la libellule détecte les mouvements six fois plus vite que les humains ? Ou que son enfance sous forme de larve est beaucoup plus longue que sa vie d’adulte ?

De grandes photographies, des illustrations, des projections, un fossile de plus de 150 millions d’année, un aquarium permettant d’observer des larves vivantes ainsi qu’un modèle de libellule dix fois plus grand que nature – un don de la Société des Amis du Musée – complètent le tableau.

A découvrir jusqu’au 01.03.19

RHINOCÉROS FÉROCE ?

11.10.19
MUSEE CANTONAL DE ZOOLOGIE
LAUSANNE

Le musée de zoologie, en collaboration avec Lucienne Peiry, braque les projecteurs sur le rhinocéros en faisant dialoguer  rhinocéros empaillés et dessins de l'artiste Gaston Dufour.

Les deux imposants rhinocéros du Musée récemment restaurés, réels, entrent en relation étroite avec les mêmes animaux, imaginaires, dessinés par Gaston Dufour (1920-1966). Cornu bien sûr, mais aussi barbu, griffu, ventru, la chimère de l’auteur d’Art Brut se voit dotée de boursouflures et d’appendices fantasques, paré de couleurs vives. Chacune des espiègles bêtes qui se déploient avec majesté est accompagnée du nom de l’animal, aux singularité sorthographiques, comme rinâûçêrshôse ou rin’hâûcêrôshe. 

Sujet de prédilection, monstre favori et compagnon de cauchemar, le rhinocéros s’est décliné, en cachette, sous les doigts de Gaston Dufour. C’est le médecin de l’hôpital psychiatrique de Saint-André-lez-Lille, où il était enfermé qui découvre, un jour, les dessins dissimulés dans ses poches et dans la doublure de sa veste... Gaston Dufour a créé avec emphase celui qui est devenu son animal mythique – qui danse dans sa tête – peut-être la bête qui le hante et qui sommeille en chacun de nous.

A découvrir jusqu’au 23.02.20

L’envers de la Venoge, des vers au vert

11.10.19
MAISON DE LA RIVIERE
TOLOCHENAZ

La Venoge, célébrée par Jean-Villars Gilles dans les années 50,est chère aux cœurs des Vaudois. Près de 40 km de rivière entre l’Isle et le Léman pour découvrir coins et recoins du Plateau. S’intéresser à la Venoge, c’est s’intéresser à son bout de pays, à son terroir. Une exposition entre nature et culture.
Bon bain en eau locale !

A découvrir jusqu’au 29.03.20

Derrière les cases de la mission

20.09.19
MUSEE CANTONAL D’ARCHEOLOGIE ET D’HISTOIRE
LAUSANNE / ESPACE ARLAUD

Les collectes des missionnaires romands sont abondantes dans les collections du MCAH et du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN). Durant la seconde moitié du 19e siècle, l’évangélisation protestante à l’étranger s’est développée dans le sillage de la création de l’Église libre.  Portés par leur foi, persuadés des bienfaits des sciences occidentales et de leur supériorité, les missionnaires rapportent nombre d’objets, de photographies, de films et d’écrits. L’originalité de l’exposition est de s’appuyer sur la bande dessinée Capitão de Stefano Boroni et Yann Karlen pour présenter les documents et les objets rapportés par celles et ceux qui ont contribué à façonner le regard des Suisses sur l’Afrique au 20esiècle.

Deux contrepoints contemporains complètent le parcours : une installation vidéo de l’artiste Laurence Favre et l’espace La fin de l’innocence, exposition d’œuvres, de recherches et de réflexions actuelles faisant écho à L’étranger au village, texte de l’auteur africain-américain James Baldwin où se mêlent critique de l’activité missionnaire et expérience du racisme en Suisse au début des années 1950.

L’exposition fera appel à des emprunts au Musée cantonal de zoologie, au Jardin botanique de Genève, aux Archives cantonales vaudoises, à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, à la Cinémathèque suisse et au Musée d’ethnographie de Neuchâtel.

A découvrir jusqu’au 17.11.19

Moi homme. Toi femme

21.09.19
NOUVEAU MUSEE BIENNE
BIENNE

Dans l’exposition interdisciplinaire Moi Homme. Toi Femme., on se demande si les chasseurs-cueilleurs préhistoriques étaient aussi des chasseuses-cueilleuses, si les femmes ont peint les parois des cavernes et si elles étaient reines au Premier âge du Fer. On se demande aussi pourquoi les filles aiment le rose, pourquoi Migros propose des soupes genrées aux enfants et pourquoi la grève des femmes est une nécessité.
À ces questions en apparence triviales, l’exposition Moi Homme. Toi Femme. répond en décloisonnant nos représentations du passé et en déconstruisant une lecture androcentrée de celui-ci. À la lumière des faits archéologiques, on entrevoit une grande diversité des rôles et des modèles sociaux couvrant les millénaires de la Préhistoire pour mieux penser notre société contemporaine.
Grâce à leurs installations vidéo et plastiques, les artistes invitées Magali Dougoud, Anna Marcus, Alizé Rose-May Monod et Anne-Valérie Zuber croisent leur regard sur la construction du récit historique et la définition du genre.

A découvrir jusqu’au 29.03.20

OBJETS DE SCIENCE

26.06.19
MUSEE D’HISTOIRE DES SCIENCES
GENEVE

Accrochage au salon, avec le Campus Biotech

Le salon du MHS accueille 7 objets de recherche du Campus Biotech, toutes équipes confondues, après qu'ils aient chacun leur tour été des objets mystères. Une incursion dans les neurosciences contemporaines...

A découvrir jusqu’au 26.08.19

Le bilinguisme n'existe pas

22.06.19
NOUVEAU MUSEE BIENNE
BIENNE

Biu/Bienne, città of njëqind Sprachen
Die Stadt Biel ist für ihre Zweisprachigkeit bekannt und als «Sprachlabor» wird ihr Modellcharakter zugesprochen. Le «laboratoire linguistique» biennois n’est cependant pas limité au français et à l’allemand. Dans les rues, à l’école et au travail, on entend beaucoup de langues différentes. Sind es 50, 100 oder gar 150 Sprachen, die in Biel gesprochen werden ?

Partant du contexte multilingue de la ville, l’exposition s’intéresse à l’histoire des langues dans la région, depuis l’installation des premier·ère·s habitant·e·s il y a 6000 ans jusqu’à nos jours. In der Ausstellung werden die Auswirkungen der Mehrsprachigkeit auf die Bereiche Wirtschaft, Politik, Bildung und Kultur in der Geschichte beleuchtet. Quelle influence le multilinguisme biennois a-t-il eu sur l’économie, la politique et les écoles dans la région? Sprachverschmelzungen und gegenseitige Akzeptanz kommen gleichermassen zum Vorschein wie Sprachgräben und -konflikte. Et par rapport à la Suisse? Bienne est-elle un Sonderfall linguistique? Comment les langues évoluent-elles? Gleichen sich Sprachen im Zeitalter von globaler Migration und WhatsApp-Kommunikation an? Gibt es ein Sprachensterben?

Grâce à un vaste projet participatif élaboré avec l’artiste sonore Laurent Güdel, il est possible, dans toute l’exposition, de lire et d’entendre l’ancrage quotidien des langues à Bienne. Die alten und neuen Bieler Sprachen sind mit allen Sinnen – auch durch den Geruch – zu entdecken. À l’extérieur se dresse une réminiscence du passé: deux sémaphores permettent de communiquer entre les deux rives de la Suze. Mit diesem optischen Telegrafen lässt sich (ohne Smartphone!) über den historischen Sprachgraben Schüss kommunizieren.

A découvrir jusqu’au 22.03.20

A l’heure de l’Anthropocène

07.06.19
MUSEE DE LA NATURE
SION

Un parcours revisité et augmenté
L’approche originale et attractive du Musée est toujours d’actualité : le visiteur est immergé dans le décor des milieux naturels valaisans qui met en scène l’évolution de la relation des sociétés avec leur environnement depuis la Préhistoire jusqu’au présent. La richesse géologique du Valais est désormais soulignée par deux objets massifs et d’importance nationale, qui viennent d’entrer dans les collections du Musée : un tronc fossile découvert en 2014 sur la commune de Trient et qui, vieux de 300 millions d’années, constitue le plus vieux fossile d’arbre connu de Suisse, et un bloc de laves en coussins prélevé récemment dans la région de Täsch-Zermatt et datant d’il y a plus de 150 millions d’années.

La question de l’Anthropocène mise en lumière
La dernière partie du parcours de visite aborde les enjeux environnementaux actuels et futurs. La notion d’Anthropocène y est largement présentée pour mettre en perspective les actions humaines sur le système Terre au regard de l’histoire de la Terre. Des objets emblématiques de l’Anthropocène ont désormais rejoint la collection du Musée et y sont exposés pour la première fois. On y trouve notamment un trophée de cerf singulier puisqu’il s’agit de celui d’un animal mort d’avoir enchevêtré ses bois dans un filet de piste de ski, autrement dit : mort du fait de l’emprise croissante de l’homme sur la nature. Ce type d’objet dit “hybride” est emblématique des collections d’un musée de sciences naturelles au temps des changements environnementaux globaux.

Le Musée de la nature pionnier
Le Musée de la nature du Valais est un musée pionnier à l’échelle internationale pour avoir très tôt développé divers projets sur le thème de l’Anthropocène (recherches, collection dédiée, expositions, médiation). Il est même le premier musée d’histoire naturelle au monde à avoir produit une exposition (« Objectif Terre. Vivre l’Anthropocène » en 2016) sur ce thème fondamental. Porter un regard lucide, global et pluridisciplinaire sur l’ensemble des problématiques environnementales, au-delà du seul changement climatique en mettant en avant par exemple l’extraordinaire chute de la biodiversité, a permis très tôt d’observer que ses projets répondaient à une demande sociale, en particulier auprès des adolescents et des jeunes adultes.

Un musée accessible physiquement et en ligne
A l’occasion de sa réouverture, le Musée de la nature met en ligne un webdocumentaire en trois langues sur l’Anthropocène, afin de toucher les plus larges publics possibles. Au sein du Musée, les visiteurs se voient proposer un parcours famille sur l’Anthropocène. Et les projets ne manquent pas avec l’installation d’équipements pour favoriser l’accès des visiteurs à mobilité réduite (automne 2019) et avec un jeu numérique novateur pour l’accueil des classes dans le Musée (en cours de développement dans le cadre d’un partenariat avec la HEP-VS et le Laboratoire d'Innovation Pédagogique de l’Université de Fribourg soutenu par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique).

L'arbre, à la racine de nos vies !

03.06.19
BIOSCOPE DE L’UNIVERSITE DE GENEVE
GENEVE

Qui procure de l’ombre, stabilise le sol, donne des fruits et abrite des animaux ? Qui inspire les artistes, les scientifiques et les rêveurs ? L’arbre, bien sûr !
Cette exposition participative met en évidence l’importance des arbres dans nos vies. A travers l’expérimentation, le jeu, la photographie et le dessin, elle invite à redécouvrir la diversité des liens qui unissent depuis longtemps arbres et humains.
Tout public, conseillée dès 7 ans et garantie sans langue de bois !

A découvrir jusqu’au 06.10.19

DurArbrilité

24.05.19
MUSEE ET JARDINS BOTANIQUES CANTONAUX
LAUSANNE

DANS L’ÉCORCE D’UN ARBRE
De nombreux ouvrages récents et destinés au grand public assimilent la perception des arbres de leur environnement à de l’intelligence et des sensations. Il est cependant tout à fait possible pour un organisme vivant de recevoir des informations de son environnement et y réagir sans aucune intelligence ou émotion.
Les arbres collectent tout de même beaucoup d’informations grâce à une série de “capteurs”, parfois au-delà de simples automatismes : température ambiante, lumière, ou détection d’un voisin. Les arbres interagissent également avec leur environnement ainsi que d’autres espèces végétales et formes de vie.
Revue des modes de perceptions des arbres et de leurs interactions avec leur environnement grâce aux conférences de trois professeurs de renom, biologistes et communicateurs passionnés de l’Université de Lausanne.

A découvrir jusqu’au 27.10.19

ICHOUMAMINI

18.05.19
MUSEE D’ETHNOGRAPHIE DE NEUCHATEL
NEUCHAEL

Dans la Villa de Pury et au sein de l'exposition L'impermanence des choses, l'exposition Ichoumamini prend place dans une salle du 2ème étage.
Conçue par les étudiants de l’institut d’ethnologie, cette exposition ponctuelle revient sur la mission de Jean Gabus dans le Grand Nord canadien en 1938–1939.
En avril 1938, Jean Gabus, jeune reporter de trente ans aspirant à une carrière d’ethnologue s’embarque pour la baie d’Hudson au Canada. Il part vivre avec ceux qu’il nomme les « Esquimaux-Caribous ».
Des dix-huit mois passés sur le terrain, le futur conservateur du MEN (1945–1978) rapporte un matériel ethnographique constitué d’objets, de photographies et d’enregistrements sonores et filmiques. Il en tire un large ensemble d’écrits : carnets de terrains, articles de journaux, récits de voyages, publications scientifiques et romans. Parallèlement, la correspondance entretenue avec sa famille ainsi qu’avec Théodore Delachaux, son prédécesseur au Musée d’ethnographie de Neuchâtel, offre une image précise du déroulement de la mission. Elle révèle aussi les bouleversements et les perceptions contradictoires du jeune ethnographe-reporter tout au long de cette expérience.

A découvrir jusqu’au 22.12.19

La fabrique des contes

17.05.19
MUSEE D’ETHNOGRAPHIE DE GENEVE
GENEVE

ls sont loin d’être réservés aux enfants, et pas si innocents qu’il n’y paraît. Le MEG met en lumière les récits traditionnels avec l’exposition «La fabrique des contes». À partir du 17 mai prochain, le public pourra s’immerger dans ce monde fantastique, mais aussi découvrir son histoire ainsi que les multiples instrumentalisations dont il fait l’objet.

Il était une fois… Chacun de nous connaît des histoires commençant par ces quatre mots. De la Finlande à la Grèce, de l’Espagne aux Alpes, les contes font partie de notre patrimoine commun. C’est cet univers à la fois très familier et complètement fantasmatique que le MEG explore dans sa nouvelle exposition. En franchissant le seuil, le public se retrouve projeté dans une atmosphère surprenante, où les récits se vivent comme une expérience sensorielle.

A découvrir jusqu’au 05.01.20

Le retour des grands prédateurs

01.05.19
CENTRE NATURE LES CERLATEZ
SAIGNELEGIER (JURA)

Le Centre Nature présente une exposition de la Maison de la Réserve de Remoray: Le retour des grands prédateurs.
Avec le soutien financier de Pro Natura Jura, nous avons emprunté et installé dans notre salle d’exposition: le retour des grands prédateurs. Dans la peau d’un naturaliste, observer les traces des grands prédateurs et les suivre dans leurs déplacements.
Avec le code secret caché dans la grande malle que vous aurez ouverte en résolvant toutes les énigmes, vous accéderez à une grande salle dans laquelle vous découvrirez des prédateurs du plus petit au plus grand !

A découvrir jusqu’au 01.10.19

COLLECTIONS PRINTEMPS 2019

26.04.19
MUSEE D’ARCHEOLOGIE ET D’HISTOIRE
LAUSANNE

Chaque année, une vingtaine de fouilles archéologiques sont réalisées sur le territoire du canton de Vaud. Toutes sont prescrites par l’Archéologie cantonale. Les objets découverts lors des fouilles sont la propriété de l’État de Vaud et entrent, après étude, dans les collections publiques cantonales. Ces objets nécessitent souvent des traitements particuliers afin d’assurer leur conservation à long terme. Le laboratoire de conservation-restauration du Musée assure ces interventions, parfois directement sur la fouille. Celles-ci concernent le plus souvent les métaux (stabilisation de la corrosion et dégagement des surfaces), mais aussi la céramique, les bois, le verre et la pierre.

Quatre sites ont été sélectionnés pour illustrer l’actualité des recherches de terrain et des restaurations effectuées par le laboratoire du Musée : le Mormont (fin de l’âge du Fer), le château de La Tour-de-Peilz et Payerne-Place du Marché (Moyen-Âge) ainsi qu’Orbe-Gruvatiez (tombe campaniforme et cimetière médiéval).

A découvrir jusqu’au 25.08.19

FUTURS INCERTAINS

12.04.2019
MUSEE D’ART DE PULLY
PULLY

Bouleversements climatiques, diminution des ressources naturelles, disparition de la biodiversité : nous sommes quotidiennement assaillis par un déferlement d’informations concernant notre avenir proche. L’apocalypse semble imminente, mais les enjeux réels restent difficiles à appréhender. Quels sont-ils vraiment?  La fin de la planète? L’extinction de notre espèce, ou, plus concrètement, la fin d’un mode de vie?  Quelles sont nos peurs, nos croyances, nos possibilités d’action? Pourquoi semblons-nous paralysés et incapables d’agir, individuellement et collectivement ?

Le Musée d’art de Pully et le Musée cantonal de géologie s’associent pour une exposition inédite où les approches scientifiques et artistiques entrent en dialogue et s’enrichissent mutuellement. Loin d’être opposées, les démarches des artistes et des chercheurs sont complémentaires : le parcours de l’exposition, dans les deux musées, permet un écho entre ces deux sphères d’activité. Ainsi, le visiteur alterne entre critique scientifique et interprétation artistique, entre raison et émotion. Philosophe des sciences, physicien de l’évolution, géologue, psychiatre, climatologue et spécialiste des flux migratoires s’expriment et leurs propos entrent en résonnance avec les œuvres et les installations d’artistes contemporains qui proposent leur vision de notre monde vers d’incertains futurs.

Avec des œuvres de: Marcela Armas, Carolina Caycedo, Julian Charrière, Maëlle Cornut, Rudy Decelière, Mark Dion, Chloé Delarue, Andreas Greiner, Dominique Koch, Hunter Longe, Bassim Magdy, Thomas Moor, Marie Velardi et Shirin Yousefi, ainsi que du collectif Quadrature.

Avec des interventions de: Gilles Borel, Musée cantonal de géologie; Dominique Bourg, Michaël-Andreas Esfeld et Matthieu Pellet, Université de Lausanne; Michel C Milinkovitch, Université de Genève; Etienne Piguet et Martine Rebetez, Université de Neuchâtel; Michel Sartori, Musée cantonal de zoologie; Tania Zittoun, Université de Neuchâtel.

A découvrir jusqu’au 07.07.19

DISPARUS !

12.04.19
MUSEE DE ZOOLOGIE
LAUSANNE

On estime que 869 espèces se sont éteintes durant les 500 dernières années. Près de 20'000 espèces sont aujourd’hui considérées comme menacées d’extinction. Pourquoi tant d’espèces disparaissent aussi rapidement ? Quels sont les espèces les plus vulnérables ? Quels sont les mécanismes provoquant ces disparitions ? Que faisons-nous  pour éviter la disparition des espèces ? 

Le musée possède une petite mais belle collection d’animaux disparus, retirée de l’exposition il y a une vingtaine d’années, pour des raisons de conservation. Nous avons décidé d’exposer cette collection non seulement dans des conditions idéales pour ces objets de grande valeur, mais dans un contexte scientifique actuel, visant à expliquer par l’exemple certains mécanismes à l’origine de la disparition des espèces.

Ce nouvel espace d'exposition prévoit d’aborder, sous forme de modules, des sujets comme les efforts de conservation engagés à l’échelle locale, nationale ou mondiale, ou celui de la 6e extinction. 

A TABLE ! QUE MANGE LA SUISSE ?

07.04.2019
MUSEE NATIONAL SUISSE - CHATEAU DE PRANGINS
PRANGINS

« Montre-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es » : derrière l’adage brûlant d’actualité à l’heure des réseaux sociaux, immortaliser son plat du jour au vu de tous s’est mû en un véritable phénomène de société. Conséquence du flux infini d’informations, la traçabilité, la saisonnalité des aliments que l’on mange et les conditions de travail de celles et ceux qui participent à la chaîne alimentaire sont aujourd’hui des critères de choix, érigeant la nourriture en étendard social, politique et économique. Acte vital, se nourrir se situe à la croisée de pratiques culturelles et médicales, tout en renvoyant à des choix religieux et éthiques.

Totalement en phase avec l’époque, l’exposition « À table ! Que mange la Suisse ? » explore ce qui se mijote sous le couvercle de la marmite de l’Homo helveticus. En constante évolution, la culture culinaire suisse se reflète dans la pluralité de ses spécialités régionales. Quel est notre patrimoine gastronomique ? Où prend-il ses racines ? Abordées sous divers angles scientifiques, historiques et ludiques, ces thématiques n’omettent pas la partie gustative, qui promet de ne laisser personne indifférent. Décor planté, table dressée : l’exposition s’articule autour des manières de table, des différents modes de préparation et de consommation des aliments. Elle s’interroge aussi sur les mécanismes de famine et les périodes d’abondance, les tabous et les effets de modes alimentaires.

Grâce à de nombreux objets inédits, ainsi que des collaborations avec Slow Food et la Maison de la Rivière, le Musée national suisse – Château de Prangins offre un focus sur la Suisse romande. L’exposition met aussi en lumière les liens sociaux créés autour des recettes familiales, ainsi que les savoirs transmis par le biais des innovations professionnelles. La production locale, la biodiversité et le patrimoine végétal seront à l’honneur au gré des saisons dans le jardin potager du musée, le plus grand conservatoire de légumes oubliés et de fruits rares en Suisse.

A découvrir jusqu’au 20.12.19

CONSTRUIRE + MALIN = ROMAIN !

16.03.19
ARCHEOLAB
PULLY

Bienvenue sur le chantier de la villa romaine de Pully. Nous avons besoin de toi pour aider l’architecte Tournevis à terminer la villa de Paulus, sinon il va avoir de gros ennuis ! Le charpentier, le maçon, le tailleur de pierre, le forgeron et les autres artisans t’attendent pour que tu leur donnes un coup de main afin de terminer les travaux dans les temps. Rejoins-les  vite !

A découvrir jusqu’au 05.07.2020